Salle 7

Au nom de la raison

Tandis que la gaieté baroque était à l’origine de grandioses œuvres d’art et l’homme s’accrochait, dans les hauts et les bas de sa vie personnelle, à son Dieu avec une foi profonde qui s’exprimait parfois de manière très humaine, un nouvel esprit provenant de l’ouest gagna l’Autriche: le rationalisme et la philosophie des lumières commencèrent leur marche triomphale.modèle d'un cercueil réutilisable de l'époque de Joseph II

La piété profonde, parfois même très physique, devenait suspect aux yeux de beaucoup d’hommes qui réfléchissaient sur cela (p.e. culte des reliques). Il y avait des excès dans la piété populaire, souvent aussi l’ascèse exagérée et déraisonnable dans les monastères. Certains entrèrent seulement au couvent pour avoir un avenir assuré. Ces pratiques furent remises en cause par le nouveau courant qui était déjà perceptible sous Marie-Thérèse (1740-1780) et qui s’imposa sous son fils Joseph II (1780-1790) – d’où le nom de joséphisme pour ce mouvement en Autriche. Ce nouveau courant intellectuel ne tenait pas compte de certaines valeurs humaines. Pourtant, il éclairait aussi considérablement quelques obscurités. Beaucoup de valeurs positives de ce développement entraînèrent de grands progrès, mais il y avait aussi d’importants domaines qui furent négligés.

La raison et la foi, la combinaison, le juste mélange des deux: Voilà un chemin praticable pour notre vie humaine.