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.jpg) L’empereur du Saint
Empire romain germanique avait confié la «marche de l'Est» à la
famille Babenberg pour protéger l’Empire allemand contre l’Est, une
zone d’insécurité. Melk était l’une des résidences principales
des Babenbergs qui agrandissaient progressivement la «marche de l'Est»
vers le nord et vers l’est.
Au
moment où il devint clair que Vienne serait le nouveau centre de la
«marche
de l'Est», Léopold II fonda en 1089 un monastère bénédictin à Melk
dont Léopold III assura la survie financière en lui donnant des
paroisses et des propriétés situées à la périphérie de la marche
(v. document de donation, 1113). Certes, les Babenbergs souhaitaient que
l’on priait au tombeau de leurs ancêtres à Melk, mais
probablement,
ils reconnaissaient aussi le pouvoir culturel et missionnaire de la règle
de Saint Benoît.
L’abbaye doit
d’importants reliques et trésors d’art aux Babenbergs: le corps de
Saint Coloman, un fragment de la Sainte Croix et un autel portatif. La légende
du vol de la croix de Melk que fut retrouvée dans l’abbaye des Écossais
à Vienne démontre que Melk était devenu province et que Vienne était
alors le centre de la «marche de l'Est». Pourtant, elle illustre
aussi l’importance du monastère de Melk, car la croix revint finalement
à Melk.
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